Derrière le pseudonyme Bordetella Pertussi de l'auteure de polars, éditée chez Val d'Oise Édition, dont les enquêtes visitent le Val d'Oise et son histoire, avec le personnage récurrent du commissaire Malandrin, se cache plusieurs facettes d'écriture . Un thriller en son nom - Docteur Véronique FREUND-DORISON - écrit en période COVID, qui interroge l'avenir de la médecine. La biographie d'une maison de famille sur huit générations en baie de Somme. ...
jeudi 2 juillet 2026
mardi 30 juin 2026
dimanche 28 juin 2026
Le soucis principal du moment avait été l'interruption du match et la réflexion sur les difficultés à manier un ballon glissant, qui plus est ovale. La réassurance de l’innocuité de la situation, pour la foule en liesse des supporters dans les tribunes, se faisait par la présence certifiée de six paratonnerre. Même si on se souvenait, dans le même temps, d'un rugbyman foudroyé en plein tournoi.
Étaient oublié dans l'instant les sinistrés aux habitations frappées par la foudre ou englouties par les flots, les hôpitaux au bord de la rupture, le nombre de décès qui ne parvenait pas à être décompté, le record des soixante dix noyés en peu de jours, les trois enfants cuits à l'étouffée dans leurs voitures familiales.
Un reportage avait été fait à propos d'un gadget formidable qui alertait par un signal sonore et permettait de se souvenir qu'on avait un, ou plusieurs enfants.
Clothilde se demandait où commençait l'absurde et où s’arrêtait le déraisonnable.
samedi 27 juin 2026
vendredi 26 juin 2026
Chronique de la canicule 2
Au matin, elle prenait agréablement son petit déjeuner sur la terrasse ombragée. Elle était noyée dans une profusion d'arbres gigantesques, d'arbustes touffus parfumés plus modestes, de fleurs tapies dans l'ombre bienveillante.
Elle ouvrait toutes ses fenêtres pour laisser s'insinuer la fraîcheur de cet ilot de verdure. Son jardin était le poumon végétal du quartier.
Autour d'elle, des banlieusards reconvertis avaient pris soin de passer par la tronçonneuse tout un verger et d'arracher à la pelleteuse toute une haie.
D'élargir la charmante petite porte du mur de pierre deux fois centenaire, en plaie béante cimentée. De goudronner tout le gazon, en une piste noire que le gamin sillonnait, monotone, de sa trottinette électrique. De creuser une fosse bétonnée sur la nappe phréatique. De construire, d'accumuler, de surajouter, encore et encore, un cabanon de plus tous les deux jours, une colonne, deux colonnes, sur un espace restreint. De lancer des ramifications de climatisation en croix évangéliste sur le pignon. D'enlaidir les faîtes de toit d'un rouge pompier.
Aussi voyant que les deux lions prétentieux des piliers sur rue, signant la démesure.
mardi 23 juin 2026
Chronique de la canicule 1
Il était asséné au 20 h qu'il était impossible de dormir par cette chaleur, alors la France ne dormait pas. Le mantra était répété à chaque, nombreux, bulletin météo, afin que nul n'y échappe.
Indocile, Clothilde, dormait. Elle n'avait aucun mérite à ça. Elle ne tenait pas compte de l'opinion d'autrui pour influencer sa propre expérience.
Elle comprenait très bien le jeune premier de la météo. Depuis quelque temps, elle trouvait les intervenants du petit écran de plus en plus jeunes. Surtout depuis que les écrans étaient devenus de plus en plus géants. Elle avait l'impression qu'ils faisaient tous leur stage de troisième. Or ce jeune homme avait expliqué que lui-même ne parvenait à dormir que deux heures par nuit. Raison pour laquelle il martelait, à chaque longueur de bulletin, qu'il était impossible de dormir.
Elle l'imaginait suffoquant sous les toits de zinc parisiens, la fenêtre ouverte sur la chaleur rayonnante du bitume chauffée à blanc des rues, qui dans la nuit moite montait jusqu'à lui. Clothilde compatissait. Elle se souvenait de sa chambre de bonne de sept mètres carrés, au sixième étage sans ascenseur, avec toilette et robinet d'eau froide sur le palier trois couloirs plus loin et fenêtre unique donnant sur une minuscule cour borgne.
Depuis, ce temps de ses études était bien loin. Clothilde avait fait le choix de ne pas vivre en appartement, ni même en maison "récente". Plutôt que de construire du neuf, elle avait préféré rénover de l'ancien. Elle occupait une ancienne ferme, battit deux siècles plus tôt. Son rez-de-chaussée était à demi enterré sur les faces nord et ouest. Il était jadis destiné au bétail, qui par sa présence chauffait le premier étage. A présent, de larges carreaux de grès avaient remplacé la terre battue. Quand les degrés étaient montés, Clothilde était descendue.
Elle s'était installé un matelas sur le carrelage. Elle dormait comme un bébé qui n'aurait pas subi la canicule.
dimanche 17 mai 2026
Bonjour à tous, je suis en train de vous concocter une conférence "George Sand et le monde maritime", avec le concours de Liam Esper. Et un jeu de piste George Sand, avec neufs titres de l'auteur à retrouver sur les tables et des questions allant avec bien sûr!
Cette sur-activité pour l'association impacte pas mal ma productivité littéraire je l'admets. Mais les idées grouillent, elle vont prendre forme.
Toujours "Sépulture 007", avec hier le suivi d'une conférence d'archéologie sur la période à la société historique de Pontoise, pour se remettre en doigts. Mon voisin m'a demandé si j'étais archéologue vu toutes les notes que je prenais. J'ai répondu: "Non, auteure!". Ce qui a éteint net les échanges. Mais qui prouve bien que le processus est en réveil.
Et "Biella", l'histoire vraie d'une comète affublée de charlatanisme...
mardi 17 février 2026
L'entrée est libre et accessible à tout un chacun.
lundi 9 février 2026
CONFÉRENCE
MERCREDI 11 FÉVRIER
à 19H
salle de l’Amitié à L’Isle-Adam
(derrière la bibliothèque)
https://ville-isle-adam.fr/agenda/conference-georges-sand-et-les-messages-de-la-litterature-jeunesse
George Sand et les messages de la littérature jeunesse.
Par Véronique Dorison
jeudi 11 décembre 2025
mardi 9 décembre 2025
Comme tous les ans, un texte de Bordetella Pertussis dans le recueil 2025, dont vous est livré un extrait.
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Jusqu’alors, lorsque cette même voisine lui demandait – toujours par post-it jaune fluo glissés dans sa boîte aux lettres – de couper le lierre du muret ou de mettre à bas le grand merisier, elle s’exécutait. Vera devait bien admettre que le merisier lui avait coûté et pas uniquement pour le prix exorbitant de l’abattage. Il déployait sa croissance majestueuse dans un angle et étirait son ombre solennelle sur le jardin de pacotille d’à-côté. Vera s’en était trouvée chagrinée. Elle aimait trop la nature pour laisser s’abattre le couperet sans émotion. Trancher nette la vie d’un arbre en pleine santé lui donnait mauvaise conscience.
Peut-être aurait-elle dû tenter d’échanger avec cette voisine écocide, plutôt que d’obtempérer à ces minuscules centimètres carrés impératifs, jaune fluo. Ainsi n’y aurait-il pas eu l’effet de surprise, de s’entendre assener que la haie plantée chez cette voisine était à elle, Vera, à partir du moment où elle poussait ses excroissances végétales au-delà du grillage. Sans doute aurait-elle ainsi appris plus tôt que cette voisine était une morue.
Morue était le qualificatif qui lui était venu à l’esprit, une fois le seuil de sa porte franchi. Après quoi, elle avait jugé sa réaction colérique inappropriée, eu égard au respect qu’elle devait à l’être aquatique. Le déterminant était effectivement particulièrement désobligeant pour le poisson-morue, dont rien ne laissait supposer qu’il puisse avoir un tel manque d’éducation.
Apaisée, elle avait recherché un post-it de petite taille, semblable aux siens, un peu dépitée de ne pas en avoir de jaunes fluo et l’avait glissé dans la boîte aux lettres de la morue. Il y était écrit : « Il vaut mieux céder aux ânes que de les tuer. Je taillerai donc la haie. Par contre, veuillez désormais ignorer ma boîte aux lettres. »
...
Avec le mot de la présidente:
En silence ! l’expression du thème à lui seul à des résonances de cloître, à peine troublé par le chuchotement des sandales des moines, ou des nones, sur les carreaux de grès séculaires.
Choisir le silence est loin d’être vide de sens.
Il peut adopter tout un panel d’émotions et de sentiments. Depuis le silence pudique, timide, charmant, jusqu’à la violence de celui qui réduit au silence. En passant par le silence de la trahison, celui du mensonge, celui de la lâcheté. Le silence de la faute et celui de la punition qui lui répond. Le silence très simple et touchant de celui qui n’ose pas. Il s’agit là, pour le silence de sa dimension humaine. Le silence, en tant que non-dit, est préjudiciable – certes à des degrés divers - pour soi, pour l’autre, le plus souvent pour les deux.
N’en reste pas moins la majesté d’un silence de la nature, en haut d’une cime de montagne, au milieu d’un océan, au cœur d’une forêt. Et le silence du félin, tapi dans la savane, qui s’approche de sa proie.
Dans ce recueil, la plume de chacun en dévoile une facette.
Chronique de la canicule Le lendemain, le sujet ne faisait plus les gros titres. Il était relégué en seconde zone. Étonnamment, les médias...
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Impossible de louper le Salon d'Ault. On se laisse glisser jusqu'à la mer et hop! On y est.








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