mardi 17 février 2026


 Une première et qui plus est dans la ville où je couche sur le papier depuis déjà plusieurs années les aventures policières de Malandrin dans le Val d’Oise, voire même à Champagne-sur-Oise, très exactement rue de Vaux

Pour tous ceux qui regrettent ( et ils ont bien raison!) d'avoir loupé la conférence: "George Sand et la littérature jeunesse", un rattrapage sur un autre thème, mais toujours avec George Sand en toile de fond, sera offert lors du Printemps des poètes.

L'entrée est libre et accessible à tout un chacun. 

lundi 9 février 2026


 CONFÉRENCE

MERCREDI 11 FÉVRIER

à 19H


salle de l’Amitié à L’Isle-Adam
(derrière la bibliothèque)

https://ville-isle-adam.fr/agenda/conference-georges-sand-et-les-messages-de-la-litterature-jeunesse
George Sand et les messages de la littérature jeunesse.
Par Véronique Dorison


 

jeudi 11 décembre 2025



https://www.lisy.fr/ 

Une première expérience de nouvelle audio, sur un deuxième prix obtenu au concours de Saint-Brice. 

mardi 9 décembre 2025


 Comme tous les ans, un texte de Bordetella Pertussis dans le recueil 2025, dont vous est livré un extrait.

 ...

Jusqu’alors, lorsque cette même voisine lui demandait – toujours par post-it jaune fluo glissés dans sa boîte aux lettres – de couper le lierre du muret ou de mettre à bas le grand merisier, elle s’exécutait. Vera devait bien admettre que le merisier lui avait coûté et pas uniquement pour le prix exorbitant de l’abattage. Il déployait sa croissance majestueuse dans un angle et étirait son ombre solennelle sur le jardin de pacotille d’à-côté. Vera s’en était trouvée chagrinée. Elle aimait trop la nature pour laisser s’abattre le couperet sans émotion. Trancher nette la vie d’un arbre en pleine santé lui donnait mauvaise conscience.

Peut-être aurait-elle dû tenter d’échanger avec cette voisine écocide, plutôt que d’obtempérer à ces minuscules centimètres carrés impératifs, jaune fluo. Ainsi n’y aurait-il pas eu l’effet de surprise, de s’entendre assener que la haie plantée chez cette voisine était à elle, Vera, à partir du moment où elle poussait ses excroissances végétales au-delà du grillage. Sans doute aurait-elle ainsi appris plus tôt que cette voisine était une morue.

Morue était le qualificatif qui lui était venu à l’esprit, une fois le seuil de sa porte franchi. Après quoi, elle avait jugé sa réaction colérique inappropriée, eu égard au respect qu’elle devait à l’être aquatique. Le déterminant était effectivement particulièrement désobligeant pour le poisson-morue, dont rien ne laissait supposer qu’il puisse avoir un tel manque d’éducation.

Apaisée, elle avait recherché un post-it de petite taille, semblable aux siens, un peu dépitée de ne pas en avoir de jaunes fluo et l’avait glissé dans la boîte aux lettres de la morue. Il y était écrit : « Il vaut mieux céder aux ânes que de les tuer. Je taillerai donc la haie. Par contre, veuillez désormais ignorer ma boîte aux lettres. »  

... 

Avec le mot de la présidente: 

 

En silence ! l’expression du thème à lui seul à des résonances de cloître, à peine troublé par le chuchotement des sandales des moines, ou des nones, sur les carreaux de grès séculaires.

Choisir le silence est loin d’être vide de sens.

Il peut adopter tout un panel d’émotions et de sentiments. Depuis le silence pudique, timide, charmant, jusqu’à la violence de celui qui réduit au silence. En passant par le silence de la trahison, celui du mensonge, celui de la lâcheté. Le silence de la faute et celui de la punition qui lui répond. Le silence très simple et touchant de celui qui n’ose pas. Il s’agit là, pour le silence de sa dimension humaine. Le silence, en tant que non-dit, est préjudiciable – certes à des degrés divers - pour soi, pour l’autre, le plus souvent pour les deux.

N’en reste pas moins la majesté d’un silence de la nature, en haut d’une cime de montagne, au milieu d’un océan, au cœur d’une forêt. Et le silence du félin, tapi dans la savane, qui s’approche de sa proie.

Dans ce recueil, la plume de chacun en dévoile une facette.   

mercredi 5 novembre 2025

C'est cet instant que Olympe avait choisi pour s'assoir en face d'elle, dans le fauteuil resté vacant, avec une nonchalance calculée, portant une robe d'un rouge vermillon éclatant. Elle avait eu cet imperceptible mouvement de rein, pour se poser avec élégance et légèreté dans le fauteuil de cuir qui l'accueillait, rouge lui-aussi,  d'une nuance un soupçon plus orangé. Elle incarnait le raffinement personnifié.

Cette robe rouge était celle qu'elle portait le jour de son mariage. C’était celle aussi qui l'avait revêtu lors de son enterrement. Car Olympe de Syen n'était plus parmi les vivants depuis plus de quarante ans.

Une centaine de pages sont déjà noircies, griffonnées, raturées, tourneboulées. Le nom de ce futur roman est pour l'instant: Olympe de Syen. Il peut encore changé. Il s'inspire de la vie de Jane de Nys, médium E.P.S.D., qui avait pignon sur rue à Paris au milieu du XXe siècle. Yves Thouvenel, qui a monté un spectacle autour de la vie insolite de sa mère, m'a généreusement autorisée à m'en influencer. 

 

 

 Une première et qui plus est dans la ville où je couche sur le papier depuis déjà plusieurs années les aventures policières de Malandrin da...