Chronique de la canicule
Le lendemain, le sujet ne faisait plus les gros titres. Il était relégué en seconde zone. Étonnamment, les médias attendaient intelligemment le comptage. A contrario, un chiffre était jeté à la figure du premier ministre, en pleine assemblée Nationale. Sorti de nulle part, en dépit de la plus petite once de respect pour les victimes. Leur sort se réduisait à l'impersonnel de ce nombre, brandit comme épouvantail politique. Une attitude affligeante, qui laissait deviner que l'attaquante espèrerait ce chiffre, pour justifier sa crédibilité.
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