samedi 27 juin 2026

 
Clothilde se réjouissait d'autant plus, de son havre de fraicheur, qu'elle avait bien conscience que tout autour, ses voisins cuisaient. Il leur était impossible de mettre un pied dehors. Eux qui chacun lui avaient demandé de tailler, de couper, ce foisonnement de la nature luxuriante qu'elle laissait s'exprimer. Ils se tenaient cloitrés, sous dépendance de leurs climatiseurs. Leurs extérieurs nus étaient chauffés à blanc. Leurs stores se transformaient en dôme étouffant. Leurs jacuzzi viraient au court-bouillon. La campagne verte tenait aujourd'hui sa vengeance. Elle gardait ses amis au frais et surchauffait les autres.
 
Néanmoins, il fallait savoir se plier à ses dictats. Elle avait à démontrer que le réchauffement climatique n'était pas une blague 
 
 
 
  

vendredi 26 juin 2026



 
Chronique de la canicule ( suite)

Au matin, elle prenait agréablement son petit déjeuner sur la terrasse ombragée. Elle était noyée dans une profusion d'arbres gigantesques, d'arbustes touffus parfumés plus modestes, de fleurs tapies dans l'ombre bienveillante. 

Elle ouvrait toutes ses fenêtres pour laisser s'insinuer la fraîcheur de cet ilot de verdure. Son jardin était le poumon végétal du quartier. 

Autour d'elle, des banlieusards reconvertis avaient pris soin de passer par la tronçonneuse tout un verger et d'arracher à la pelleteuse toute une haie. 

D'élargir la charmante petite porte du mur de pierre deux fois centenaire, en plaie béante cimentée. De goudronner tout le gazon, en une piste noire que le gamin sillonnait, monotone, de sa trottinette électrique. De creuser une fosse bétonnée sur la nappe phréatique. De construire, d'accumuler, de surajouter, encore et encore, un cabanon de plus tous les deux jours, une colonne, deux colonnes, sur un espace restreint. De lancer des ramifications de climatisation en croix évangéliste sur le pignon. D'enlaidir les faîtes de toit d'un rouge pompier.

Aussi voyant que les deux lions prétentieux des piliers sur rue, signant la démesure.   

mardi 23 juin 2026




 Chronique de la canicule

Il était asséné au 20 h qu'il était impossible de dormir par cette chaleur, alors la France ne dormait pas. Le mantra était répété à chaque, nombreux, bulletin météo, afin que nul n'y échappe. 

Indocile, Clothilde, dormait. Elle n'avait aucun mérite à ça. Elle ne tenait pas compte de l'opinion d'autrui pour influencer sa propre expérience. 

Elle comprenait très bien le jeune premier de la météo. Depuis quelque temps, elle trouvait les intervenants du petit écran de plus en plus jeunes. Surtout depuis que les écrans étaient devenus de plus en plus géants. Elle avait l'impression qu'ils faisaient tous leur stage de troisième. Or ce jeune homme avait expliqué que lui-même ne parvenait à dormir que deux heures par nuit. Raison pour laquelle il martelait, à chaque longueur de bulletin, qu'il était impossible de dormir. 

Elle l'imaginait suffoquant sous les toits de zinc parisiens, la fenêtre ouverte sur la chaleur rayonnante du bitume chauffée à blanc des rues, qui dans la nuit moite montait jusqu'à lui. Clothilde compatissait. Elle se souvenait de sa chambre de bonne de sept mètres carrés, au sixième étage sans ascenseur, avec toilette et robinet d'eau froide sur le palier trois couloirs plus loin et fenêtre unique donnant sur une minuscule cour borgne.

Depuis, ce temps de ses études était bien loin. Clothilde avait fait le choix de ne pas vivre en appartement, ni même en maison "récente". Plutôt que de construire du neuf, elle avait préféré rénover de l'ancien. Elle occupait une ancienne ferme, battit deux siècles plus tôt. Son rez-de-chaussée était à demi enterré sur les faces nord et ouest. Il était jadis destiné au bétail, qui par sa présence chauffait le premier étage. A présent, de larges  carreaux de grès avaient remplacé la terre battue. Quand les degrés étaient montés, Clothilde était descendue. 

Elle s'était installé un matelas sur le carrelage. Elle dormait comme un bébé qui n'aurait pas subi la canicule.   

dimanche 17 mai 2026


 Bonjour à tous, je suis en train de vous concocter une conférence "George Sand et le monde maritime", avec le concours de Liam Esper. Et un jeu de piste George Sand, avec neufs titres de l'auteur à retrouver sur les tables et des questions allant avec bien sûr!

Cette sur-activité pour l'association impacte pas mal ma productivité littéraire je l'admets. Mais les idées grouillent, elle vont prendre forme.

Toujours "Sépulture 007", avec hier le suivi d'une conférence d'archéologie sur la période à la société historique de Pontoise, pour se remettre en doigts. Mon voisin m'a demandé si j'étais archéologue vu toutes les notes que je prenais. J'ai répondu: "Non, auteure!". Ce qui a éteint net les échanges. Mais qui prouve bien que le processus est en réveil.

Et "Biella", l'histoire vraie d'une comète affublée de charlatanisme... 

mardi 17 février 2026


 Une première et qui plus est dans la ville où je couche sur le papier depuis déjà plusieurs années les aventures policières de Malandrin dans le Val d’Oise, voire même à Champagne-sur-Oise, très exactement rue de Vaux

Pour tous ceux qui regrettent ( et ils ont bien raison!) d'avoir loupé la conférence: "George Sand et la littérature jeunesse", un rattrapage sur un autre thème, mais toujours avec George Sand en toile de fond, sera offert lors du Printemps des poètes.

L'entrée est libre et accessible à tout un chacun. 

lundi 9 février 2026


 CONFÉRENCE

MERCREDI 11 FÉVRIER

à 19H


salle de l’Amitié à L’Isle-Adam
(derrière la bibliothèque)

https://ville-isle-adam.fr/agenda/conference-georges-sand-et-les-messages-de-la-litterature-jeunesse
George Sand et les messages de la littérature jeunesse.
Par Véronique Dorison


 

Chronique de la canicule   Clothilde se réjouissait d'autant plus, de son havre de fraicheur, qu'elle avait bien conscience que tout...