brève de journal
Le compte à rebours est engagé. Une nouvelle merveille, Aston. Le poil gris, le rebond redoutable, chipeur de porte-plume et grignoteur de cahier. La vie! avec une pétillance de bonheur. Je suis avec Jeanne de Nys*, en écriture manuelle. Je ne redoute pas le final. Le retour de vacances a été difficile. Je me suis dis un instant que j'aurais dû ne pas revenir. Et je me félicite d'être là l'instant d'après. Pour assumer avec chacun cette transition vers un autre moi, pour eux sans moi. Dissay** va couper en deux ce mois étrange. Je déménage déjà. J'anticipe. Sereine et toujours ravie d'être à ma place. Les derniers visiteurs sont bienveillants.
Seule Annette a été une bourrique. Il y a un an déjà. Elle avait sans doute mal lu la pancarte d'annonce de ma cessation d'activité. J'ai fais dimanche des confitures de raisins sauvages dans sa bassine de cuivre. Je pense à présent qu'elle m'a rendu service. La violence verbale de son soufflet a fait retomber toute culpabilité, comme un soufflé raté.
Le chat dore et dort sur l'appui de fenêtre, à écouter les chants d'oiseaux et les bruits de vie tout autour. Un homme sifflote. Un autre, ou le même, frappe d'un son bois et métal. Il doit enfoncer un pieu.Un avion vrombit sourdement. Un pigeon roucoule gravement. Il va être temps de mener le cheval au pré.
*médium des années 50
** salon littéraire de la SAAF au château de Dissay
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